Cure de gynécomastie

La gynécomastie correspond au développement de glande mammaire chez l’homme. Le plus souvent, il n’existe pas de cause directe à ce phénomène. Il peut cependant être lié à la prise d’un médicament, à une maladie, ou une tumeur. La  gynécomastie est à différencier de l’adipomastie, plus fréquente et plus favorablement liée à une surcharge pondérale. Dans les deux cas, le principe est de réduire le volume mammaire et d’ôter l’excédent de glande.

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CHIRURGIE ESTHÉTIQUE DE LA GYNÉCOMASTIE EN SUISSE À MONTREUX, LAUSANNE ET GENÈVE

Une gynécomastie correspond à un accroissement du volume de la glande mammaire chez l’homme. Le plus souvent, il n’existe pas de cause à sa survenue. Parfois elle peut être due à activité hormonale anormale et excessive, ou à la prise de certains médicaments.

Avant d’envisager toute intervention de chirurgie esthétique, un bilan à la recherche d’une cause devra être réalisé. Le plus souvent ce bilan comprendra des dosages hormonaux et des examens radiologiques (radiographie thoracique, échographie des testicules, mammographie). Ce bilan permettra de diagnostiquer une lésion des poumons, une tumeur du testicule, une tumeur de l’hypophyse (glande hormonal qui se trouve dans le crâne) ou un cancer du sein. Lorsqu’une cause sera retrouvée, elle devra être traitée, ce qui permettra le plus souvent de faire régresser la gynécomastie.

Chez l’adolescent de sexe masculin, une augmentation du volume mammaire entraine une gêne esthétique mais surtout psychologique très importante avec repli sur soi-même. La gynécomastie chez l’adolescent peut également être douloureuse.

Il faut noter que la glande mammaire est présente normalement chez l’homme, mais elle est quasi invisible car réduite à un simple bourgeon mammaire. La glande mammaire peut parfois se développer si l’environnement hormonal est propice.

Si le bilan biologique et radiologique n’a retrouvé aucune cause, une intervention de chirurgie esthetique peut être envisagée, il faut pour cela que le patient soit en bonne forme physique et psychologique. Cette intervention chirurgicale est appelée cure de gynécomastie.

CARACTÉRISTIQUES CLINIQUES D’UNE GYNÉCOMASTIE

La gynécomastie se caractérise par un développement de la glande mammaire centré sur l’aréole. La gynécomastie a la particularité d’être bilatérale et asymétrique. Elle est de consistance ferme et sensible à la palpation.

Il faut distinguer une gynecomastie d’une adipomastie. Une adipomastie est beaucoup plus fréquente, elle correspond à une surcharge de graisse localisée au niveau des seins. Une adipomastie est souvent observée en cas de surcharge pondérale. La différence avec une gynécomastie est que l’adipomastie n’est pas centrée sur l’aréole, elle est molle, indolore, bilatérale et symétrique. En revanche, adipomastie et gynécomastie peuvent être associés.

Une gynécomastie peut apparaitre transitoirement chez un adolescent du fait d’un déséquilibre hormonal lié aux œstrogènes. Elle disparait habituellement en quelques mois.

Les cancers du sein chez l’homme sont très rares et ont un aspect différent. Ils touchent les hommes de plus de 40 ans. Un cancer du sein de l’homme se présente sous la forme d’une lésion unilatérale, dure, insensible, associée à des déformations ou rétractions du mamelon voire un écoulement sanglant.

PRINCIPES DE LA CURE DE GYNÉCOMASTIE

L’objectif de l’intervention est de restituer au mieux l’anatomie normale avec pour principes de :

-diminuer le volume mammaire : soit par résection chirurgicale directe de la glande mammaire (mastectomie sous-cutanée), soit par lipoaspiration de la graisse. Dans les formes associées, les deux techniques seront utilisées ;

-réduire l’excès de peau : le plus souvent, la réduction du volume glandulaire va permettre la rétraction cutanée. La lipoaspiration favorise cette rétraction qui sera d’autant meilleure qu’il s’agit d’un homme jeune avec une peau de bonne qualité. Les massages postopératoires pourront également aider à la rétraction cutanée. Cependant, lorsque l’excédent cutané est trop important, sa réduction nécessite une plastie mammaire de réduction responsable de cicatrices. Cette plastie mammaire de réduction cutanée peut être réalisée au cours de la première intervention ou dans un second temps.

AVANT L’INTERVENTION CHIRURGICALE

Le bilan à la recherche d’une cause à la gynécomastie a été évoqué précédemment. Ce bilan sera prescrit par votre médecin traitant ou un médecin endocrinologue. Le Docteur Jean-Charles BAYOL pourra également vous prescrire ce bilan suite à votre premier rendez-vous de consultation à Laclinic Montreux, ou à la Beauty Suite à Lausanne, (à quelques minutes de Genève par le train).

En cas de surcharge pondérable notable, un régime associé à des exercices physiques sont nécessaires, car une perte de poids peut faire régresser voire faire disparaître la gynécomastie (due essentiellement dans ce cas à une adipomastie).

En fonction des conditions anatomiques et des souhaits du patient, une stratégie opératoire aura été décidée pour obtenir le meilleur résultat. Le Docteur Jean-Charles BAYOL discutera avec son patient de la technique opératoire qui sera employée et de l’emplacement des cicatrices (voir la cure de gynécomastie).

Un bilan sanguin pré-opératoire sera réalisé. Le médecin anesthésiste-réanimateur sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention. Il faudra impérativement communiquer les traitements médicaux en cours au chirurgien mais également à l’anesthésiste. En effet, certains d’entre eux pourront interférer avec l’anesthésie ou favoriser les saignements.

Aucun médicament contenant de l’aspirine ou des anti-inflammatoires ne devra être pris dans les dix jours précédant l’opération (car ils favorisent les saignements).

L’arrêt du tabac est recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention, car le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation.

ANESTHÉSIE ET HOSPITALISATION POUR UNE CURE DE GYNECOMASTIE

Il s’agit le plus souvent d’une anesthésie générale, durant laquelle le patient dort complètement. Dans certains cas, une anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie vigile) ou une anesthésie locale simple pourront être utilisées (à discuter avec le chirurgien et l’anesthésiste).

Une cure de gynécomastie est le plus souvent réalisée en chirurgie ambulatoire. Il s’agit d’une hospitalisation (renvoyer un lien hypertexte vers la page hospitalisation) d’une journée à Laclinic Montreux, avec sortie le soir même après quelques heures de surveillance postopératoire.

L’INTERVENTION CHIRURGICALE: LA CURE DE GYNÉCOMASTIE

Une incision est réalisée sur le bord inférieur de l’aréole.

Habituellement, la cicatrice est hémi-périaréolaire inférieure (figure 1). Au travers de l’incision, la glande pourra être retirée. Ce geste sera souvent associé à une lipoaspiration du thorax à la périphérie de l’excès glandulaire afin d’harmoniser le résultat.

Figure 1: cicatrice aréolaire inférieure dans la cure de gynécomastie
Gynécomastie

 

En cas d’adipomastie isolée ou prédominante, seule une liposuccion est réalisée. Les cicatrices sont alors très courtes et peuvent être situées à distance, au niveau des régions sous mammaire ou axillaire (figure 2).

Figure 2: lipoaspiration du thorax
lipoaspiration-du-thorax

Dans les cas avec excès cutanés importants, le chirurgien plasticien peut être amené à faire des cicatrices plus longues et plus visibles. Ces cicatrices peuvent alors être péri-mamelonnaires (autour de l’aréole), horizontales et se prolonger de part et d’autre de l’aréole. Dans certains cas extrêmes, le chirurgien greffera l’aréole et le mamelon. D’autres types de cicatrices sont possibles (verticale, en queue de raquette…), elles dépendent de chaque cas particulier.

À la fin de l’intervention un drain est mis en place de chaque côté afin d’éliminer les résidus sanguins et lymphatiques qui pourraient s’accumuler au niveau du site opératoire et provoquer un hématome.

Après confection du pansement, un vêtement compressif élastique est mis en place.

La durée d’intervention varie en fonction du chirurgien esthétique et de la technique utilisée. Habituellement l’intervention nécessite une à deux heures.

APRÈS LA CURE DE GYNÉCOMASTIE

Les douleurs postopératoires sont habituellement modérées. Dans tous les cas, un traitement antalgique sera prescrit. Les suites opératoires immédiates sont marquées par des bleus (ecchymoses) et un gonflement (œdème) plus ou moins importants qui peuvent descendre sur le ventre.

Afin de limiter l’importance et la durée des suites opératoires, vous serez systématiquement pris en charge par le département de physiothérapie, pour des soins postopératoires. Le jour même, des massages doux de la zone opérée et des soins LED permettront d’assurer un drainage lymphatique et de favoriser la cicatrisation. Plusieurs semaines après l’intervention, un traitement LPG pourra être entrepris.

Des pansements quotidiens simples devront être réalisés pendant 10 à 15 jours.

Le port d’un gilet de contention élastique, favorisant la rétraction cutanée, est obligatoire pendant 6 semaines.

Il faudra prévoir une période d’indisponibilité professionnelle de 7 à 10 jours après l’intervention.

Il faudra compter entre 4 et 6 semaines pour reprendre une activité sportive.

LES CICATRICES DE LA CURE DE GYNÉCOMASTIE

Une cicatrice est un stigmate de la chirurgie. L’objectif du chirurgien esthétique est de faire une cicatrice de la meilleur qualité possible.

La durée d’évolution des cicatrices est d’une à deux années. Les cicatrices sont d’abord blanches et fines le premier mois, elles deviennent ensuite rosées voire rouges et indurées jusqu’au sixième mois. Cette seconde phase de l’évolution cicatricielle peut être beaucoup plus longue. Enfin, elles blanchissent progressivement. Il est fondamental de protéger les cicatrices du soleil pendant 6 à 12 mois.

La longueur et la situation des cicatrices varient en fonction de la technique opératoire utilisée. La qualité de ces cicatrices dépend de la technique chirurgicale et de facteurs propres au patient (âge, qualité et type de peau…).

RÉSULTAT DE LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE DE LA GYNÉCOMASTIE EN SUISSE À MONTREUX, LAUSANNE ET GENÈVE

L’amélioration esthetique est habituellement nette et immédiate. Il faut néanmoins compter un délai de 3 à 6 mois pour estimer le résultat final. Ce délai correspond au temps qu’il faut pour que l’œdème disparaisse et la peau se rétracte. Au-delà du sixième mois les tissus s’assoupliront progressivement.

La réduction du volume de la poitrine apporte un confort physique, notamment lors de l’habillement et du déshabillage. Le résultat de l’intervention est surtout très bénéfique sur le plan psychologique car une gynécomastie chez l’homme trouble profondément sa virilité.

Lorsque la gynécomastie est à prédominance glandulaire, le résultat sera stable à long terme et il ne s’accompagnera pas de récidive. Lorsque la gynécomastie s’associe à une surcharge graisseuse (adipomastie), toute prise de poids excessive s’accompagnera d’une nouvelle augmentation du volume mammaire. D’où l’importance fondamentale de conserver un poids stable après l’intervention voire de maigrir.

IMPERFECTIONS DU RESULTAT

-Asymétrie : elle est due à une exérèse moins importante d’un côté que de l’autre, notamment lorsqu’il existait déjà une asymétrie de volume avant l’intervention. Le plus souvent, elle s’atténue avec le port du vêtement compressif, d’éventuels massages et le temps. Si elle persiste une retouche pourra être proposée.

-Différence de taille ou de position des mamelons : le plus souvent cette différence existe avant l’intervention. Le Docteur Jean-Charles BAYOL attire toujours l’attention de ses patients, avant l’intervention, sur ces symétries préexistantes.

-Cupulisation de l’aréole : elle est due le plus souvent à une exérèse de la glande située en arrière de l’aréole sans exérèse harmonieuse associée de la périphérie. Si elle est gênante et persistante, elle pourra être retouchée chirurgicalement.

-Excès de peau : dans les gynécomasties importantes, l’excès de peau résiduel peut mettre plusieurs mois à se rétracter. La rétraction de la peau dépend de la qualité cutanée.

-Zones en creux et/ou petits nodules sous la peau : ils sont dus à la liposuccion qui peut parfois aggraver l’aspect de cellulite. Ce phénomène est normal, des séances de massages permettront de fractionner ces nodules fibreux et d’éviter les adhérences en profondeur. La sensibilité des mamelons n’est pas altérée ou transitoirement pendant quelques mois. L’insensibilité est exceptionnelle. Cependant, si le chirurgien doit greffer le mamelon (voir l’intervention chirurgicale), celui-ci peut devenir définitivement insensible et peut présenter des troubles de la coloration cutanée (dyschromie).

COMPLICATIONS POSSIBLES DE LA GYNÉCOMASTIE

Une cure de gynécomastie bien que réalisée pour des motivations essentiellement psychologiques et esthétiques, n’en demeure pas moins une véritable intervention de chirurgie, ce qui entraine les risques liés à tout acte chirurgical, aussi minimes soient-ils.

Les suites opératoires sont en général simples après une cure de gynécomastie.

Cependant, des complications peuvent survenir, certaines d’ordre général, inhérentes à tout acte chirurgical, d’autres locorégionales plus spécifiques de cette intervention.

-Les complications liées à l’anesthésie : C’est le médecin anesthésiste-réanimateur qui vous informera des complications liées à l’anesthésie, au cours de la consultation d’anesthésie préopératoire.

Le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans une clinique chirurgicale fait que les risques sont statistiquement extrêmement faibles.

En effet, les techniques d’anesthésie ont considérablement progressé ces trente dernières années, permettant une sécurité optimale, surtout lorsque l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence chez une personne en bonne santé.

-Les complications liées au geste chirurgical :

En choisissant un bon chirurgien esthetique qualifié, compétent, et sérieux formé à ce type d’intervention, vous limitez considérablement ces risques, sans les supprimer complètement.

Le plus souvent, la plupart des cures de gynécomastie réalisées dans les règles de l’art se passe sans aucune complication. Les suites de l’intervention se déroulent sans problème et les patients sont pleinement satisfaits du résultat de l’intervention.

Cependant des complications existent et elles doivent être connues :

-Hématome postopératoire : il peut survenir dans les heures qui suivent l’intervention. S’il est volumineux, il nécessitera une reprise chirurgicale pour l’évacuer.

-Complications thrombo-emboliques, phlébite et embolie pulmonaire : ces complications seront prévenues par le port de bas de contention pendant et une semaine après l’intervention, un lever et une reprise de la marche précoces.

-Lymphocèle ou sérome : un épanchement de liquide lymphatique dans la zone de décollement est possible. Cet épanchement pourra nécessiter une ou plusieurs ponctions afin de l’évacuer.

-Infection : elle peut survenir au décours de l’intervention. L’infection se traduit par un sein gonflé, rouge et douloureux, sur le plan général, le patient a de la fièvre. Un traitement antibiotique peut suffire, mais parfois un drainage chirurgical sera nécessaire.

-Nécrose de la peau : elle est très rare et est favorisée par une mauvaise vascularisation cutanée dont le tabac en est la principale cause. D’où l’intérêt d’arrêter le tabac au moins 6 semaines avant l’intervention. Lorsque la nécrose cutanée survient, elle sera traitée par des pansements locaux adaptés. La cicatrisation sera obtenue mais avec un certain retard.

-Pneumothorax : très rare, il bénéficiera d’un traitement spécifique.

-Cicatrices pathologiques : Si le chirurgien emploie tout son art à faire de belles cicatrices fines et discrètes, le processus de cicatrisation est le fait de chaque patient. En effet, la cicatrisation est un phénomène aléatoire et il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas aussi discrètes que souhaité. Pour un même individu, suivant les régions du corps, la cicatrisation peut être variable. Ainsi, l’évolution cicatricielle peut être défavorable avec l’apparition de cicatrices hypertrophiques, voire chéloïdes, dont l’évolution est imprévisible. Ces cicatrices pathologiques peuvent compromettre l’aspect esthétique du résultat et nécessiteront des traitements locaux spécifiques souvent longs.

-Troubles de la sensibilité cutanée : comme nous l’avons vu dans le chapitre « imperfection de résultats », ces troubles sont transitoires mais peuvent durer plusieurs semaines. En revanche, en cas de greffe de la plaque aréolo-mamelonnaire, celle-ci peut rester définitivement insensible.

CONCLUSION

Une cure de gynécomastie apporte un réel bénéfice esthétique mais surtout psychologique.

Le résultat de cette intervention est le plus souvent rapide et spectaculaire.

Les complications sont rares et il ne faut pas en surévaluer les risques. Il faut juste prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

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